Avril 2023 : Lucile Cochard, ingénieure mécatronique

 

Ce mois d’avril, nous vous présentons Lucile Cochard,

talent du Fonds de dotation Clinatec.

Lucile 1

Après un baccalauréat scientifique, Lucile a intégré une classe préparatoire qui lui a permis d’étudier à l’école d’ingénieur IMT Mines Albi. Là, elle s’est spécialisée en matériaux/mécanique. En fin de parcours, elle a choisi de réaliser son stage de fin d’étude au CEA de Grenoble, dans le laboratoire Liten, sur la conception de la mécanique et de la connectique d’un module de batterie, pour le rendre démontable et réutilisable. Ce stage a complètement confirmé son goût pour le monde de la recherche ; son objectif de carrière étant de travailler dans le secteur de la santé, elle s’est naturellement  tournée vers le Fonds de dotation Clinatec.

Lucile, quelle est la thématique de votre projet ?

« Mon projet de recherche s’inscrit dans le cadre du projet Covéa Neurotec ; je travaille sur la conception d’un casque permettant de réaliser des séances de photobiomodulation au cours de la nuit, c’est à dire des séances au cours desquelles le casque irradie de cerveau de lumière proche infrarouge. L’objectif est d’améliorer la qualité du sommeil car la lumière infrarouge aide à mieux évacuer les toxines accumulées durant la journée. Un bon nettoyage du cerveau pourrait permettre de réduire les risques de développer une maladie neurodégénérative comme la maladie d’Alzheimer. »

Quel est le principal challenge lié à votre projet ?

« Le principal challenge de ce projet sera de concevoir un casque certifiable par les autorités internationales (ISO 60601) et de permettre son utilisation dans un cadre médical, notamment pour des essais cliniques. Pour cela, je travaille en collaboration avec le Y.Spot, le département innovation du CEA Grenoble, qui a déjà mis au point de nombreux dispositifs médicaux et qui possède de solides compétences dans le domaine ; je profite ainsi de son expertise et  mets les technologies qu’il possède au service du projet. »

Lucile, il semble que vous soyez également engagée comme sapeur-pompier volontaire auprès du Centre de secours de Bourgoin-Jallieu (38), depuis combien de temps ?

« C’est tout récent. J’ai commencé le recrutement en avril 2022 : candidature, entretien, aptitude médicale, tests sportifs, entretien oral, … j’ai signé l’arrêté préfectoral en juillet dernier. Depuis, j’ai effectué deux semaines de formation de secours d’urgence aux personnes, deux semaines de formation incendie et il me restera encore à réaliser une semaine d’opérations transverses. »

Comment vous est venue la vocation ?

« J’ai toujours voué une grande admiration pour les pompiers, mais c’est une fonction qui me paraissait inaccessible lorsque j’étais plus jeune, surtout en raison de la condition physique et mentale qui me semblaient inatteignables. C’est en discutant avec des pompiers volontaires pendant mes études que j’ai pu me rendre compte qu’avec de l’entrainement, cela pouvait être à ma portée. J’ai également attendu d’être fixée géographiquement pour quelques années avant de m’engager. »

C’est important pour vous ?

« C’est une fonction qui permet à la fois d’apporter ma contribution dans la société, de m’engager auprès de mes concitoyens, mais également d’apprendre énormément et de repousser mes limites. Cela me demande un fort engagement et beaucoup de temps, mais je suis très heureuse de faire partie de cette communauté. »

 

Merci Lucile et félicitations pour votre engagement !